Que se passe-t-il quand une ville paisible s’effondre sous les assauts d’une menace inconnue ? Gears of War: E-Day remonte aux premières heures de l’invasion des Locustes et retrouve Marcus Fenix et Dom Santiago, quatorze ans avant les événements de la saga. Ce préquel mise sur un retour aux origines sombre et nerveux, tout en faisant évoluer ses combats et ses déplacements.
Ce qu’il faut retenir
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- La campagne solo raconte l’émergence des Locustes à Kalona à travers une aventure spectaculaire et ponctuée de séquences horrifiques.
- Marcus Fenix et Dom Santiago sont au centre d’un récit marqué par le deuil, même si les moments de calme restent rares.
- Les couvertures restent essentielles, mais les déplacements plus libres et les arènes plus ouvertes renouvellent le combat brutal.
- Sur Xbox Series X, les graphismes spectaculaires brillent en mode performance, malgré quelques chutes d’images et des plantages constatés.
Gears of War: E-Day, un préquel sombre aux origines de la saga
Avant les affrontements de la trilogie, Marcus Fenix et Dom Santiago sont encore marqués par les Guerres pendulaires. À Kalona, alors que la paix semble à peine installée, le sol s’ouvre et les Locustes surgissent : l’humanité découvre une menace qu’elle ne comprend pas encore.
La disparition récente de Carlos Santiago, frère de Dom et ami proche de Marcus, donne une épaisseur particulière à leur relation. Mags Carter et Lucas Reyes complètent l’Escouade Bravo, dont les échanges donnent du relief aux missions grâce à une VF convaincante.
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Le récit privilégie toutefois l’action aux portraits approfondis. Les instants de répit entre Marcus et Dom sont peu nombreux, mais ils laissent entrevoir deux soldats endeuillés, désorientés et forcés de trouver un sens à cette catastrophe. Le jeu vidéo réussit surtout à raconter l’Emergence Day par ses missions, avec une efficacité qui ne faiblit pas.

Une campagne de Gears of War: E-Day spectaculaire et variée
La progression alterne couloirs dirigés et quartiers plus ouverts, où des objectifs secondaires, des objets à récupérer et des caisses d’amélioration attendent l’escouade. Ces zones offrent une respiration sans transformer l’aventure en vaste monde ouvert, et Kalona se métamorphose au fil des retours dans les mêmes rues.
La structure fonctionne particulièrement bien lorsque les secteurs visités changent sous l’effet de l’invasion. Les collectibles restent faciles à repérer : une vibration et un indicateur sur la carte signalent leur proximité. Cette aide limite les détours et préserve le rythme, puisque l’exploration n’est pas le principal attrait de la campagne.
Les missions enchaînent les sauvetages, les combats et les découvertes inquiétantes. Certaines séquences renouent avec l’horreur du premier épisode, entre couloirs obscurs et civils confrontés à l’inconnu. L’Emergence Day prend ainsi la forme d’une journée interminable, où les changements de ton entretiennent la tension.
Des combats plus mobiles sans abandonner les couvertures
Le système conserve la signature de la série : se mettre à couvert, surveiller les mouvements ennemis et profiter du rechargement actif pour reprendre l’avantage. Mais Marcus peut désormais sauter, glisser en sprintant et franchir les obstacles plus naturellement, ce qui rend les déplacements moins rigides.
Les arènes gagnent en ampleur et en verticalité. Les Locustes utilisent des fumigènes, se rapprochent rapidement et cherchent à coincer le joueur ; il faut donc quitter sa protection et changer de position au bon moment. Face à ce combat brutal, les coéquipiers contrôlés par l’IA se montrent capables de tenir leur rang.
Les armes classiques côtoient de nouvelles options et des améliorations qui modifient parfois leur fonctionnement. Le Lanzor peut, par exemple, gagner en précision, déclencher plus vite sa tronçonneuse ou soigner Marcus selon la façon dont un adversaire est éliminé. Cette variété nourrit un gunplay généreux, même si les nombreux affrontements peuvent finir par se ressembler.
Les graphismes spectaculaires de Gears of War: E-Day sur Xbox Series X
Kalona n’est pas encore un champ de ruines lorsque l’invasion commence. La campagne fait revenir dans certains quartiers à différents moments, et ce contraste donne une force particulière à la destruction progressive de la ville. Le passage à l’Unreal Engine 5 met en valeur les éclairages, les matériaux et les dégâts laissés par les combats.
Les visages, les armures et les animations profitent eux aussi d’un niveau de détail saisissant. En mode performance sur Xbox Series X, le jeu vise 60 images par seconde et conserve une qualité visuelle impressionnante, même lors des séquences les plus chargées.


Quelques baisses de fluidité apparaissent dans les quartiers ouverts, et des plantages ont interrompu certaines sessions de test. La campagne a été terminée en solo sur Xbox Series X ; le multijoueur n’a pas pu être évalué, les serveurs n’étant pas ouverts. Côté technique, la claque visuelle est bien réelle, mais ces incidents devront être corrigés pour accompagner durablement ce retour aux origines.

