Quarante ans après les premiers coups de fouet contre les forces de Dracula, Castlevania revient avec Belmont’s Curse, un jeu vidéo d’action-aventure qui mise sur l’exploration en 2D et une héroïne inédite. Pour cet anniversaire, Konami et les studios français Evil Empire et Motion Twin promettent un retour aux sources qui ne se contente pas de copier les classiques : Rose Belmont dispose d’outils de déplacement modernes, tandis que le château retrouve ses couloirs retors et ses secrets bien gardés.
Ce qu’il faut retenir
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- Belmont’s Curse célèbre les 40 ans de la saga avec une aventure située à Paris, en 1499.
- Le jeu combine action directe, plateformes exigeantes et exploration de type metroidvania.
- Le fouet sert aussi bien à combattre qu’à se balancer, agripper des ennemis ou franchir des obstacles.
- La direction artistique se distingue, tandis que la bande-son divise et que certaines armes offrent surtout des bonus statistiques.
Castlevania: Belmont’s Curse, un anniversaire tourné vers l’action en 2D
En 2026, la saga culte fête ses 40 ans. Plutôt que de reproduire à l’identique les épisodes d’autrefois, Belmont’s Curse rapproche deux traditions de la série : les affrontements précis des premiers jeux et l’exploration labyrinthique popularisée par Symphony of the Night.
L’aventure se déroule en 1499, dans un Paris ravagé. Rose Belmont, fille de Trevor et de Sypha, part combattre les forces obscures alors qu’une malédiction menace de la consumer. Ce cadre donne un nouvel élan à la formule, sans renoncer aux emblèmes de la franchise : le fouet, les monstres gothiques et les chasseurs de vampires.
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Belmont’s Curse retrouve les secrets et les détours du metroidvania
Les premières zones guident Rose à travers les rues de Paris, puis le château de Dracula ouvre la voie à un réseau de salles, de sous-zones et d’énigmes environnementales. La carte signale les éléments à retenir et permet d’ajouter des marqueurs, un coup de pouce appréciable lorsqu’un passage inaccessible réclame une capacité obtenue plus tard.
Les cartes de tarot, liées aux boss et à certaines quêtes, recueillent des indices qui aident à retrouver les cibles. Cette mécanique paraît parfois superflue dans les secteurs linéaires ; dans le château, elle devient un véritable fil d’Ariane. L’exploration récompense ainsi l’observation autant que la maîtrise des commandes.
Un fouet polyvalent et des combats qui demandent de la précision
Le fouet lumineux ne sert pas seulement à frapper. Il permet de se balancer, de s’accrocher à des points élevés et d’agripper certains adversaires pour se projeter vers eux. Cette mobilité transforme les séquences de plateformes en véritables parcours d’adresse, surtout lorsque pièges et ennemis se succèdent sans laisser de répit.
Rose dispose de sept familles d’armes, parmi lesquelles l’épée, la lance, les doubles lames et le bouclier, chacune déclinée en plusieurs variantes. Les armes ont des styles distincts, mais nombre de leurs déclinaisons apportent surtout des améliorations chiffrées. Les sortilèges, eux, offrent davantage de variété et se renforcent en accomplissant des objectifs liés à leur utilisation.
- Le fouet favorise les attaques à distance et les déplacements acrobatiques.
- Le bouclier permet de bloquer avant de riposter.
- Les cartes de tarot déclenchent des sorts puissants et donnent accès à des indices.
- Les parcours facultatifs cachent des objets et des améliorations, souvent au prix de sauts millimétrés.
Les combats de boss misent sur des attaques lisibles et des phases spectaculaires. Certains affrontements souffrent toutefois d’une visibilité réduite lorsque les effets envahissent l’écran, ce qui peut transformer une esquive bien préparée en défaite frustrante.


Une direction artistique remarquable, une musique moins convaincante
Belmont’s Curse délaisse le pixel art pour des décors inspirés des vitraux et des enluminures, avec un trait qui rappelle parfois la bande dessinée franco-belge. Les panoramas de Paris en flammes et les salles mécaniques du château donnent aux environnements une identité forte, tandis que les animations restent vives au cœur des combats.
La bande-son constitue le principal bémol. Ses mélanges de sonorités symphoniques, rock et électroniques proposent quelques idées, mais plusieurs morceaux manquent d’impact et certaines pistes de boss jurent avec l’atmosphère gothique. Pour une série où la musique a souvent marqué les mémoires, le contraste s’entend nettement.
Une aventure dense pour les amateurs de secrets
La quête principale demande environ 14 heures pour atteindre la véritable fin sans guide, et des secrets peuvent encore échapper aux joueurs attentifs. Plusieurs fins, des armes à dénicher et des objectifs associés aux sortilèges encouragent les retours dans les zones déjà visitées.
Le jeu est annoncé sur PlayStation 5, Nintendo Switch, Xbox Series X|S et PC, avec une sortie prévue le 15 octobre 2026. Entre combats nerveux, exploration méthodique et objets cachés, Belmont’s Curse s’adresse autant aux vétérans qu’aux nouveaux venus prêts à fouiller chaque recoin.

