Que peut apporter Phantom Blade Zero après quatre heures de jeu ? Cette aventure d’action mêle arts martiaux spectaculaires, combat exigeant et exploration aux accents de Souls-like. Ces premières impressions de jeu révèlent un système de combat d’une grande nervosité, porté par une action fulgurante, mais aussi quelques imprécisions face aux adversaires les plus imposants.
Ce qu’il faut retenir
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- Des combats rapides et techniques, fondés sur les parades, les esquives et la gestion de l’endurance.
- Un arsenal varié qui permet d’alterner entre deux armes principales et deux outils secondaires.
- Une exploration semi-ouverte, avec des raccourcis, des quêtes annexes et des secrets parfois bien dissimulés.
- Une inspiration Souls-like visible, malgré une identité marquée par les arts martiaux et la vitesse des affrontements.
Phantom Blade Zero : un jeu d’action aux airs de Souls-like
Le jeu reprend plusieurs codes familiers du genre : des points de repos, des chemins qui se recoupent et des ennemis placés pour surprendre les joueurs trop pressés. Ici, des clochettes dévoilent une partie de la carte, tandis que des raccourcis relient les différents passages d’un niveau semi-ouvert.
La ressemblance se retrouve aussi dans l’atmosphère et les combats de boss, souvent très punitifs. S-Game a souligné les différences avec les productions de FromSoftware, mais manette en main, ces inspirations restent particulièrement visibles.
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Cette structure n’empêche pas Phantom Blade Zero de suivre sa propre voie. Son identité se construit surtout dans les affrontements, où les gestes d’arts martiaux s’enchaînent à une vitesse rarement laissée au repos.

Un système de combat rapide, fondé sur la parade
Les premiers affrontements montrent immédiatement le tempo du jeu. Soul, le protagoniste, peut enchaîner attaques, parades et esquives avec une fluidité spectaculaire ; face à un épéiste, la succession de mouvements donne parfois l’impression d’une chorégraphie de film d’arts martiaux.
La défense repose largement sur le bon timing. Une parade réussie ouvre une fenêtre d’attaque, tandis que la garde consomme une jauge d’endurance : attaquer permet donc aussi de mettre l’adversaire sous pression et de réduire ses propres possibilités défensives.
Cette approche évoque Sekiro et Onimusha, avec des échanges plus rapides et souvent plus aériens. Les ennemis de grande taille posent toutefois davantage de problèmes : certaines attaques sont difficiles à lire et leurs hitboxes manquent parfois de précision, ce qui rend le combat exigeant sans toujours le rendre juste.
La difficulté peut être ajustée, ce qui permet de poursuivre l’aventure sans rester bloqué sur un boss. Les échecs ne font pas perdre les âmes récoltées, utilisées pour améliorer les armes et les capacités de Soul : une concession appréciable pour les joueurs moins familiers avec les jeux punitifs.
Des armes variées pour renouveler chaque affrontement
Les quatre heures de jeu ont permis de découvrir plusieurs armes aux propriétés distinctes. Certaines transforment radicalement le rythme des attaques : une épée, par exemple, adopte un style de combattant titubant lorsque Soul boit, puis se met à virevolter et à frapper à distance.
D’autres armes activent un état spécial qui renforce les coups au prix de points de vie, récupérables en touchant plusieurs fois l’ennemi. Chaque équipement possède ses propres enchaînements, et certaines combinaisons demandent d’intégrer une pression sur Triangle au bon moment plutôt que de répéter une attaque simple.
Deux armes principales et deux outils secondaires peuvent être équipés simultanément. Le changement à la volée sert autant à varier les attaques qu’à récupérer de l’endurance, tandis que les Phantom Edge — arc ou haches à chaînes, entre autres — infligent de lourds dégâts avec un usage plus limité.
Les premières séquences de gameplay de Phantom Blade Zero illustrent bien cette alternance entre spectacle et précision. L’arsenal ne se résume pas à une collection d’animations : choisir le bon équipement peut aussi changer la manière d’aborder un groupe d’ennemis.


Une exploration semi-ouverte riche en secrets
Les niveaux ne se limitent pas à une succession de combats. Un village rencontré tôt dans l’aventure rassemble des personnages non jouables et des quêtes annexes qui donnent davantage de place à la narration, tout en éclairant progressivement un univers volontairement mystérieux.
Les chemins secondaires peuvent dissimuler des boss facultatifs et des objets inaccessibles sans une Phantom Edge adaptée. La carte reste peu directive : l’exploration demande de regarder les lieux attentivement et de revenir sur ses pas lorsque de nouveaux outils ouvrent des passages.
- Repérer les raccourcis pour relier les différentes zones et réduire les trajets.
- Examiner les embranchements, qui peuvent mener à des objets ou à des boss secondaires.
- Conserver les armes secondaires utiles : certaines Phantom Edge permettent d’atteindre des endroits autrement fermés.
Les ennemis vaincus ne semblent pas réapparaître après l’activation d’un point de contrôle. Si ce fonctionnement est conservé dans le jeu complet, il facilitera les retours en terrain exploré, mais limitera aussi les occasions de s’entraîner contre les mêmes adversaires.
Des animations impressionnantes, quelques réserves techniques
Les animations restent le principal atout visuel de cette expérience de jeu. La version PC testée affiche une fluidité convaincante avec une configuration adaptée, un point déterminant pour un jeu vidéo dont les affrontements reposent sur des réactions rapides.
Tout n’est pas aussi net dans l’action. Un combat sur un chariot manque de lisibilité, tandis que certains mouvements de grandes créatures compliquent la lecture des attaques. Ces accrocs ne résument pas le test vidéoludique de cette version, mais ils montrent que la vitesse ne suffit pas toujours à rendre un duel clair.
Les premières impressions restent portées par un jeu d’action nerveux, un arsenal prometteur et des combats d’épéistes particulièrement grisant à maîtriser. Pour comparer les séquences et les mécaniques présentées, une autre présentation du gameplay de Phantom Blade Zero permet de retrouver plusieurs de ces éléments en images.

