La fermeture prochaine de Build a Rocket Boy, le studio écossais à l’origine du très controversé Mindseye, marque la fin d’une aventure technologique pleine d’espoirs mais entachée par un fiasco critique et commercial. En seulement quelques mois, l’entreprise, qui visait l’innovation dans l’industrie du jeu vidéo, a vu ses effectifs se réduire drastiquement et son avenir compromis. Une situation inévitable que plusieurs employés ont confirmé sur LinkedIn, prophétisant la fin d’activité imminente du studio.
Ce qu’il faut retenir :
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- Build a Rocket Boy annonce sa fermeture suite à l’échec retentissant de Mindseye.
- Plus de 400 licenciements ont déjà eu lieu, fragilisant l’entreprise.
- Des soupçons de sabotage et d’activités illégales ont été évoqués par la direction.
- Le projet Mindseye, malgré un DLC polémique, n’a pas su redresser la réputation du studio.
Une fin d’activité annoncée après un premier échec retentissant
Le flop de Mindseye, sorti en juin 2025, a précipité le studio Build a Rocket Boy vers sa chute. Reçu hostilement par la critique, le jeu a enregistré des ventes catastrophiques, déclenchant une série de licenciements qui ont affecté plus de 400 salariés. Le message publié par Dan Hawkins, responsable du recrutement, résume ce climat : il évoque une « fin de parcours » et un passage de relais douloureux pour les équipes. Ce départ progressif illustre le poids des mauvais résultats sur la survie de cette entreprise d’innovation technologique.

Paroles d’employés et tensions internes
Sur LinkedIn, plusieurs employés comme le level designer Liam Shannon et la responsable de sortie Michaela Emslie ont partagé leur départ imminent, témoignant du climat morose qui règne dans les coulisses du studio. Plus qu’une simple fermeture, c’est une déception palpable partout dans les rangs. Une source interrogée par IGN souligne que même si le personnel est licencié, la structure juridique de l’entreprise pourrait ne pas disparaître immédiatement, jetant un voile d’incertitude sur ses perspectives futures.
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Les accusations de sabotage et les réponses de la direction
Face à l’échec commercial, Mark Gerhard, co-PDG, a mis en avant des accusations surprenantes d’ »espionnage organisé » et de sabotage, affirmant que ces actes criminels auraient aggravé la chute du jeu Mindseye. Pour appuyer ces allégations, un DLC nommé Blacklisted a été lancé, prétendant révéler des preuves au public. Néanmoins, cette tentative n’a pas changé l’opinion des joueurs ni redressé la trajectoire commerciale du titre.

Un syndicat en soutien et une industrie sous pression
Le syndicat IWGB Games Worker Union, impliqué dans un recours collectif contre Build a Rocket Boy, a exprimé son soutien aux salariés affectés, tout en rappelant la longue spirale descendante du studio. Ben Newbon, vice-président du syndicat, souhaite que le traitement réservé aux employés serve d’exemple pour éviter que d’autres entreprises du secteur ne répètent ces erreurs. Cette situation rappelle des crises similaires rencontrées récemment, comme les suppressions de postes chez Eidos Montréal ou les difficultés rencontrées par plusieurs studios Xbox.
Retentissement sur l’industrie et regard vers l’avenir
La fermeture imminente de Build a Rocket Boy illustre les risques associés à la haute technologie et à l’innovation dans le jeu vidéo. Malgré des moyens considérables et des ambitions ambitieuses, la pression du marché ne pardonne pas les échecs. Le cas Mindseye montre que même un lancement très attendu ne garantit pas le succès, et que les entreprises doivent gérer de multiples facteurs, du développement à la communication, tout en protégeant leur personnel.
- Le soutien aux salariés est essentiel en période de crise, comme le souligne le syndicat IWGB.
- La transparence dans la gestion demeure un enjeu clé pour éviter de telles déconvenues.
- Les acteurs du secteur doivent apprendre des erreurs et affiner leurs stratégies.
- Le modèle économique des studios indépendants est aujourd’hui remis en cause.
Dans un contexte où la concurrence se durcit, d’autres acteurs comme ceux mentionnés dans les débats actuels sur Stop Killing Games ou les bouleversements chez Ninja Theory et Double Fine s’inscrivent dans des dynamiques proches, entre innovation et précarité. L’histoire de Build a Rocket Boy fait désormais partie des coulisses complexes du développement vidéoludique moderne.

