Que peut apporter un zombie timide à un action-RPG punk rock ? Dans Stupid Never Dies, Davy veut sauver Julia, tandis que ses transformations ouvrent des voies inédites dans les donjons. À la Gamescom, son réalisateur, Eiichiro Sasaki, a détaillé la durée de vie, une momie abandonnée pendant la production et la pression en coulisses.
En bref
- La trame principale demande environ 20 à 30 heures, avec du contenu supplémentaire après le générique.
- Davy peut adopter onze styles, dont celui de la harpie, seule forme capable de voler.
- Une transformation inspirée du film La Momie avec Tom Cruise a été imaginée, puis écartée.
- Lors des réunions du studio, Sasaki devait jouer devant ses équipes : un témoignage amusant sur la pression liée à son rôle.
Stupid Never Dies : un zombie punk rock en quête d’amour
Deux ingrédients ont guidé la création du jeu : les zombies, appréciés par Sasaki et Hiroyuki Kobayashi, fondateur de GPTRACK50, et le punk rock, cher au réalisateur. Le résultat mélange action-RPG, humour décalé et énergie rebelle, avec un renversement simple : cette fois, le joueur incarne le zombie plutôt que de le combattre.
Davy occupe pourtant le bas de l’échelle, même parmi les monstres. Ce personnage n’a jamais combattu ni connu l’amour ; sa quête pour sauver Julia raconte donc aussi le parcours d’un outsider qui tente de sortir de sa condition de loser.
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Durée de vie de Stupid Never Dies et transformations à découvrir
Eiichiro Sasaki estime la durée de vie de l’histoire principale entre 20 et 30 heures. Une fois cette aventure terminée, d’autres activités restent accessibles, de quoi prolonger les explorations au-delà du générique.
Le jeu compte onze styles en incluant la forme zombie. Parmi eux, la harpie est la préférée du réalisateur : sa capacité à voler permet d’emprunter des passages inaccessibles aux autres formes et de repérer des coffres cachés. Le loup-garou, lui, a marqué la session de prise en main par la variété de ses sensations au combat.
- Harpie : vole et révèle des chemins secrets dans les donjons.
- Golem, vampire et loup-garou : offrent des approches distinctes des affrontements.
- Forme zombie : permet, techniquement, de terminer le jeu sans transformation, même si le réalisateur conseille d’expérimenter les différents styles.
Les transformations se débloquent en dévorant les noyaux de certains monstres d’élite, ce qui peut permettre à Davy de s’approprier leurs capacités. Les attaques classiques restent disponibles, mais varier les formes devient essentiel pour répondre aux situations et profiter pleinement du système de combat.
La momie abandonnée pendant la production
Le brainstorming interne a fait naître plus de styles que ceux retenus dans la version finale. Sasaki avait notamment proposé une transformation inspirée de la momie du film de 2017 avec Tom Cruise, qu’il regardait au moment de trouver des idées. Cette momie abandonnée n’a finalement pas rejoint le jeu.
Le choix des transformations a donc impliqué des arbitrages de production : chaque forme devait apporter une vraie différence, plutôt qu’un simple changement d’apparence. La harpie illustre bien cette logique, puisque son vol modifie aussi la manière de parcourir les niveaux et de dénicher des trésors.

Une progression qui change à chaque descente
À certains niveaux, le joueur reçoit des tickets proposant trois compétences. Les choix disponibles varient, ce qui peut orienter Davy vers l’attaque ou vers des aptitudes techniques, et modifier sa façon d’aborder les combats.
Cette progression aléatoire donne aux descentes une dimension proche du rogue-lite. Le contenu de compétences s’étoffe par rapport à la démo publique, tandis que chaque sélection façonne une évolution différente du personnage : une mécanique qui encourage à tester plusieurs stratégies.
Pression en coulisses : le réalisateur face à son propre jeu
Les équipes de GPTRACK50 travaillent entre Osaka et Tokyo et se retrouvent lors de réunions générales organisées tous les quelques mois. Pendant ces rendez-vous, Sasaki lançait régulièrement une partie devant ses collègues, sous les regards de toute l’équipe.
Une défaite en pleine démonstration pouvait lui valoir des plaisanteries sur son niveau dans le jeu qu’il réalisait. Cette pression en coulisses a accompagné le développement, même si les présentations sont devenues moins stressantes à mesure que le projet avançait.
Stupid Never Dies : sortie sur PC et PS5
Stupid Never Dies est annoncé pour le 21 octobre 2026 sur PC via Steam et sur PS5. La prise en main a révélé un univers coloré et des transformations qui changent réellement les sensations, même si l’impact des coups semblait manquer de répondant dans la version essayée.
Le concept mise sur un équilibre entre combats nerveux, exploration et humour. Reste à voir comment la version finale affinera les affrontements, alors que la variété des formes et des parcours constitue déjà l’un des principaux attraits du jeu.

